Au-delà de l'agriculture industrielle

Fermes Familiales, non Industrielles

Pétition sur les dénonciateurs

Fiche d’information de la Pétition sur les dénonciateurs

Santé Canada a congédié le 14 juillet 2004 trois scientifiques de la Direction des médicaments vétérinaires, Shiv Chopra, Margaret Haydon et Gérard Lambert. On les considère comme des dénonciateurs parce qu’ils essaient de mettre le public en garde contre des produits et des pratiques dont la sécurité est douteuse. Ils dénoncent en effet depuis le début des années 1990 le recours à des antibiotiques et à des hormones dans l’industrie de l’élevage, y compris l’hormone de croissance génétiquement modifiée de la vache (rBGH ou STBr).

Ils ont été sommés de se taire quand ils étaient encore à Santé Canada, suspendus sans rémunération, réprimandés et rétrogradés pour avoir contesté des directives les obligeant à approuver certains médicaments. Shiv Chopra disait en 2002 : « On nous dit d’approuver des choses même sans avoir reçu les données de la compagnie. Si nous ne recevons pas les données, alors nous ne pouvons rien faire. Mais on nous dit souvent que les États-Unis ont approuvé le produit, donc que nous devrions l’approuver et que nous ne devrions même pas poser de questions. » Error linking document: 'TRADUCTION' (title: '') Extraits d’un reportage de CTV : « Health Canada workers feel pressured to OK drugs »

Ils ont été appelés en 1998 à comparaître comme témoins dans les audiences du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts sur la STBr et sur le processus d’approbation des médicaments. Le Comité sénatorial a indiqué ce qui suit : « Plusieurs scientifiques de Santé Canada qui ont témoigné devant le Comité s’inquiétaient de l’avenir de leur emploi au point d’avoir retardé leur comparution jusqu’à ce qu’on les ait assurés qu’il n’y aurait pas de représailles. En outre, ils ont procédé à l’étape inhabituelle du serment avant de témoigner. Ces préoccupations sont graves, et le Comité réitère la demande qu’il a formulée durant la comparution de ces témoins : il désire être contacté si l’un d’eux estime souffrir de représailles concernant sa comparution, que ces représailles aient lieu à court ou à long terme. » (c’est nous qui mettons en italique)

L’industrie pharmaceutique admet qu’elle presse Santé Canada d’accélérer le processus d’approbation.

La Coalition Au-delà de l’agriculture industrielle et d’autres organisations font circuler actuellement une pétition exigeant une enquête indépendante et publique sur le congédiement par Santé Canada de Shiv Chopra, Margaret Haydon et Gérald Lambert.

Antibiotiques dans les aliments pour animaux

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réclamé de mettre un terme à l’utilisation des antibiotiques sur une base routinière dans les aliments des animaux parce qu’ils contribuent à l’incidence croissante des infections humaines causées par les bactéries résistantes aux antibiotiques. On estime que 90 % des antibiotiques utilisés au Canada servent dans l’agriculture comme additif pour alimenter la volaille, le porc et le bœuf de production industrielle. Les délateurs étaient contre l’approbation d’antibiotiques comme la fluoroquinolone, l’érythromycine, la tétracycline et la pénicilline à des fins vétérinaires.

  • L'OMS Publie des Nouvelles Recommandations pour Protéger la Santé Humaine Contre L'utilisation des Antimicrobiens chez les Animaux d'élevage www.who.int
  • Résumé sur les médicaments permis dans les aliments du bétail au Canada. www.inspection.gc.ca

Hormones de croissance pour le bétail

Des inspecteurs de l’Europe ont évalué en 2002 les résidus de médicaments dans les aliments pour les animaux au Canada. Ils ont constaté que six hormones de croissance utilisées ici étaient interdites en Europe à cause de liens avec le cancer; c’était notamment le cas de la revelor-H, approuvée par Santé Canada malgré l’avis des scientifiques.

Des études antérieures démontrent que la revelor-H a causé des déformations des ovaires, de l’utérus et de la prostate chez les bétails, en plus d’endommager le thymus, qui contrôle le système immunitaire.

rBGH - Hormone de croissance bovine génétiquement modifiée

In 1990 Monsanto applied to Health Canada for approval of this drug. It was approved in the USA in1993. In 1997 Health Canada asked Shiv Chopra, Gerard Lambert and two others to do a "gaps analysis" of the data submitted by Monsanto and Eli Lily. They found that the companies had not provided data on the impact of this hormone on babies and children, nor was the question of IGF-1 (associated with increased breast and prostate cancers) answered. The scientists were asked to appear as witnesses before the Senate Committee on Agriculture. As a result, rBGH was not approved for use in Canada’s dairy sector.

  • Monsanto a demandé l’approbation de ce médicament à Santé Canada en 1990. Le médicament a été approuvé aux États?Unis en 1993. En 1997 Santé Canada a demandé a Shiv Chopra et Gérard Lambert et deux autres, de faire une « analyse des lacunes » des données présentées par Monsanto et Eli Lily et ont constaté que les compagnies n’avaient pas présenté de données sur l’incidence de cette hormone sur les bébés et les enfants et n’avaient pas fourni de réponses à la question de l’IGF-1, un produit associé à l’augmentation des cancers de la poitrine et de la prostate. Les scientifiques ont été appelés à comparaître comme témoins devant le Comité sénatorial permanent sur l’agriculture. Résultat, l’utilisation de rBGH dans le secteur laitier du Canada n’a pas été approuvée.
  • LA STbr ET LE PROCESSUS D'APPROBATION DES MÉDICAMENTS, Rapport intérimaire par Le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts. Mars 1999 www.parl.gc.ca
  • Les témoignages concernant la STbr www.parl.gc.ca

Les dénonciateurs aux nouvelles